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10 animaux remarquables au Zoo des Sables d'Olonne

Le Zoo des Sables d'Olonne est très engagé dans la sauvegarde animale, il soutient 27 projets à travers le monde. On peut y voir plus de 400 animaux de 50 espèces différentes. La plupart sont des espèces menacées (68%). Nous vous proposons d'admirer une dizaine de ces espèces remarquables, certaines ne comptent plus que quelques dizaines d'individus en liberté, comme le léopard de l’Amour. N'hésitez pas à vous promener dans ce magnifique espace au cadre naturel et préservé, en plein centre ville et à deux pas du littoral. Bonne visite !

Toutes les photos ont été prises par nos soins. 

Le léopard de l'Amour (aussi appelé panthère de l'Amour ou panthère de Chine) est une sous-espèce de léopards vivant entre la Russie et la Chine. Il doit son nom au fleuve Amour situé entre ces deux pays.

Le capybara est le plus gros rongeur du monde, il peut peser jusqu'à 90 kg. Nouvelle star des réseaux sociaux, il est connu pour son calme légendaire.

Le Loriquet de Swainson a une alimentation très spécifique : il se nourrit principalement de nectar et de pollen grâce à sa langue spéciale garnie de papilles en forme de brosse.

Le suricate est un petit mammifère carnivore, il est connu pour se dresser sur ses pattes arrières afin de monter la garde.

Le chien des buissons ne fait pas partie de l'espèce du genre Canis, il est le seul représentant de son genre. Parfois appelé aussi par erreur renard, ses plus proches parents sont le lycaon et le loup à crinière.

La girafe de Kordofan est une espèce de girafe rare du Soudan, il n'en reste plus que 1 400 individus dans la nature.

Ceci est un manchot du Cap : la différence avec un pingouin est que ce dernier vit dans l'hémisphère Nord et sait voler tandis que le manchot vit en Afrique et ne sait pas voler.

 
Le loup à crinière est le plus grand canidé d'Amérique du Sud, il peut mesurer plus d'un mètre au garrot. C'est bien un canidé mais ce n'est ni un loup ni un grand renard. 
 

La mangouste naine est la plus petite espèce de mangouste, elle pèse entre 210 et 350 grammes. C'est également le plus petit carnivore d'Afrique.
 

L'ibis d'Australie vit dans les prairies et marais, son long bec recourbé lui permet de fouiller la vase à la recherche de nourriture.
 
© textes et photos Blog Nos photos de Vendée, Christophe et Anne-Marie, octobre 2026 

Un couple de canards...

Le canard colvert est l'espèce de canards la plus répandue en Europe. Il affectionne les plans d'eau et les berges des rivières. Nous avons photographié ce couple à Commequiers, au bord du ruisseau en contrebas du château.


Le mâle et la femelle ont un plumage différent. Facile à reconnaître le mâle a la tête et le cou vert brillant, un petit collier blanc et le corps gris-brun avec du noir sous la queue. Les pattes sont orange.

Le plumage de la femelle est brun moucheté, ce qui lui permet d'être moins repérable lorsqu'elle couve le nid par les prédateurs comme le renard.


Elle se reconnaît à ses yeux bordés de noir, à son bec jaune pâle et à son miroir alaire bleu ou violet bordé de noir et de blanc.

La population des canards n'est pour l'instant pas menacée malgré la disparition des zones humides et malgré la chasse. Mais comme ce canard n'est pas farouche et apprécie la présence des humains, il convient d'être vigilant pour son avenir.

© mai 2022, blog Photos de Vendée

Les multiples facettes du marais salé (2ème partie)

Suite de notre article précédemment publié ici




La vasière est un habitat particulier, c'est une zone de ponte de nombreuses larves et d'alevins.  C'est donc un énorme garde-manger pour de nombreux oiseaux comme le Bécasseau (photo ci-dessus), le Chevalier gambette ou encore le Milan noir...

Une mare à proximité attirera quant à elle la Gallinule poule-d'eau ou le Canard colvert.


Élément essentiel du marais salé, la prairie humide a de multiples fonctions : ressource alimentaire, zone de reproduction pour de nombreuses espèces, stockage , rétention et filtrage de l'eau, stockage du carbone...


La prairie humide est très fréquentée par les hérons, les aigrettes et tous les échassiers en général.


 
De l'autre côté de cette écluse (appelée le "barrage des Vallées"), s'étend le marais doux. Elle a été construite spécialement pour conserver des surfaces en eau douce. 



De nombreux ouvrages ont ainsi été créés pour gérer les 4 650 ha de marais de la rivière la Vie et de ses affluents : clapets, portes, vannes, buses...

Le rôle des chaussées et des batardeaux est de maintenir un niveau d'eau aussi stable que possible pour les différents usages comme l'irrigation la pêche...


© blog Photos de Vendée, juillet 2021

Les multiples facettes du marais salé (1ère partie)

Depuis 300 millions d'années, les avancées et les retraits successifs de la mer ont façonné le paysage, soit en provoquant des dépôts de sédiments soit en creusant des "petites vallées", d'où le nom de Marais des Vallées à Saint-Hilaire-de-Riez.

Ces marais en retrait du littoral, avec les marées, sont des milieux privilégiés pour des dizaines d'espèces d'oiseaux qui s'y reposent, s'y alimentent ou même s'y reproduisent. 

Les prairies, pâturées ou fauchées, sont un apport alimentaire important pour les animaux d'élevage (brebis, vaches, chevaux...).

Ci-dessus : les lisières, c'est-à-dire la limite entre les bois et le marais, sont essentielles pour la diversité des espèces d'oiseaux. La présence d'une mare, comme ici, permet aussi aux oiseaux de trouver de la nourriture.


Ci-dessus : la roselière est un milieu essentiel car elle protège les berges de l'érosion et améliore la qualité de l'eau. 


Malgré la salinité changeante, la profondeur d'eau de cet ancien lit de la Vie permet une grande diversité faune et flore, et permet aux canards de s'alimenter en toute saison.


Ci-dessus : les îlots sont eux aussi un élément important du paysage car c'est là que les sternes font leurs nids. On y trouve aussi de nombreux petits animaux, proies des Busards, Buses et Milans noirs par exemple.



Le petit roncier sur la gauche de la photo est une cachette pour les passereaux qui guettent les insectes mais aussi une zone de nidification, pour le Rossignol philomèle ou bien la Fauvette à tête noire par exemple.


Ce bras mort de la Vie est une ressource alimentaire primordiale pour les espèces qui viennent hiverner, comme le Canard souchet.

à suivre... 

Insolite : les ruses de l'Echasse blanche

Les animaux sont surprenants. Si vous apercevez une Echasse blanche et que vous la pensez blessée, c'est peut-être une ruse...

© Photos de Vendée

En effet, quand une Echasse blanche se sent menacée, elle saute et s'élève avec les pattes en remuant d'un côté et de l'autre !

© blog Photos de Vendée. 

Photo ci-dessus : voyez-vous l'Echasse blanche au premier plan ?

Deuxième ruse : quand l'Echasse blanche aperçoit un prédateur approcher de ses poussins, elle simule une aile cassée pour éloigner l'intrus.

© blog Photos de Vendée

Voir aussi notre article sur les échassiers des marais vendéens en cliquant ici.

© blog Photos de Vendée, juillet 2021

Les oiseaux des marais vendéens (5/5) : les passereaux


Les passereaux sont plus furtifs donc difficiles à observer. 

L'un des plus beaux vit à l'arrière des dunes dans les strates arbustives : la gorge bleue à miroir. C'est le joyau du marais. 

Grand migrateur, ce passereau passe l’hiver en Afrique tropicale et revient en avril en Vendée pour se reproduire. Le mâle exhibe alors sa gorge blanche rehaussée d’un plastron au bleu intense.


Textes et photos © CD mars 2019 ,  reproduction interdite sans autorisation

Les oiseaux des marais vendéens (4/5) : les échassiers


Les échassiers se reconnaissent aux pattes disproportionnées par rapport à la taille du corps. Ils trouvent leur nourriture dans l’eau correspondant à la hauteur de leur pattes. Ils fouillent la vase à l’aide d’un bec assez long et fin pour trouver vers, insectes , ou mollusques.

On rencontrera facilement l’échasse blanche au corps noir et blanc gracile perché sur de longues pattes roses. Elle hiverne en Afrique subsahélienne puis migre pour pondre dans nos marais en mai et repartir en août vers les zones humides d’Afrique tropicale.

Pendant la période de nidification, le bécasseau, lui, habite les marais des régions tempérées. Pendant l'hiver il vit en grandes bandes dans les vasières, les plages de sable et sur les étangs d'eau douce.


Le héron garde-bœuf accompagne les bovins dans les prairies et se nourrit des insectes qui fuient devant les sabots des animaux. Ils se perchent aussi sur leur dos afin de picorer les innombrables parasites dont ils sont infestés.

Le héron cendré a la palme de la patience ! Il est capable de se tenir à l’affût des heures durant, immobile, œil fixe pour attraper grenouilles, anguilles, insectes imprudents ou mulots à l’aide de son redoutable bec en harpon.

L’aigrette garzette au plumage immaculé et au bec et pattes noires est facile à identifier. Par le passé ses jolies plumes qu’elle arbore en parade nuptiale ornaient les chapeaux des élégantes. C'est une espèce qui ne migre plus depuis quelques décennies et qui niche dans les arbres.

   
La cigogne de retour d’Afrique en mars nidifie depuis quelques années dans le marais breton où un parcours d’observation gratuit et facile d’accès est proposé au bois de cene sur la route de l’île Chauvet. Vous observerez les oiseaux sur les plateformes aménagées.

Textes et photos © CD mars 2019 ,  reproduction interdite sans autorisation

Les oiseaux des marais vendéens (3/5) : les anatidés


Deux groupes de canards fréquentent nos terres : les canards plongeurs qui s'immergent pour trouver leur nourriture d'où une grande profondeur d’eau nécessaire. On les trouvera sur les lacs plus à l’intérieur des terres.

Dans nos marais nous rencontrerons essentiellement  les canards de surface ou barboteurs qui filtrent l’eau et fouillent la vase. Ils présentent un dimorphisme sexuel (mâle très coloré par rapport à la femelle). La femelle reste terne pour assurer sa discrétion pendant la couvaison.

Le canard colvert est le plus facile à observer, le mâle possède une tête vert bouteille, comme le canard souchet, mais séparée du ventre marron par un collier blanc. La femelle est brune tachetée de marron.


Textes et photos © CD mars 2019 ,  reproduction interdite sans autorisation

Les oiseaux des marais vendéens (2/5) : les rapaces


Autour des marais salants, de vastes étendues marécageuses conviennent à la chasse en rase-mottes. La présence permanente de vie animale attire naturellement des prédateurs opportunistes comme le hibou des marais. 

Essentiellement nocturne, celui-ci se tapit le jour au sol, invisible dans la végétation à l'affût de micromammifères tels les campagnols. En mars-avril la femelle pond 4 à 12 œufs au sol dans un nid et couve un mois environ. 



Textes et photos © CD mars 2019 ,  reproduction interdite sans autorisation

Les oiseaux des marais vendéens (1/5) : le milieu


Voici une nouvelle série sur notre blog. Nous la devons à notre amie Christelle (textes et photos) que nous remercions chaleureusement. 


Quelques rappels sur le milieu en guise d'introduction...


Marais et marécages se caractérisent par des zones humides de faible profondeur. Les marais continentaux sont noyés par l’eau douce alors que l’eau saumâtre baigne les lagunes et les marais salants. La Vendée a la chance de connaître ces deux types de milieux à proximité l’un de l’autre.

 lac du Gué Gorand (Coëx)

 lac du Jaunay (La Chapelle-Hermier)

Il s’ensuit une riche productivité organique animale et végétale qui offre des ressources nutritionnelles importantes aux oiseaux de tout type de régime alimentaire.
Les plantes se répartissent selon la profondeur de l’eau. Les lentilles nourrissent les canards qui utilisent les roseaux ou joncs comme reposoirs ou pour nicher. Les roselières cachent les nids des passereaux ou des hérons par exemple. 

 Sallertaine

 marais de la Guittière (Talmont-Saint-Hilaire)

 Bouin

 Brem-sur-Mer

 l'Ecomusée Le Daviaud (La Barre-de-Monts)

Alors quels sont les oiseaux qui fréquentent ces marais ?   

Ce sont principalement les anatidés (oies, canards, cygnes), les échassiers (hérons, aigrettes,cigognes échasses), et quelques rapaces comme les buses et hiboux. Nous présenterons dans les prochains articles les espèces les plus faciles à observer.

à suivre...