Grandiose, le Musée Vendée miniature !



Un village vendéen des années 1900 reproduit à l'échelle 1/10è, avec plus de 650 personnages et 10 000 accessoires, des véhicules reproduits à l'identique, un train, une batteuse, des animaux, une église en vrai tuffeau qui culmine à 3 mètres de haut, des moulins... Voilà le prodige commencé en 1987 et réalisé par Marie-Françoise et Yves Aubron.

Ce Musée mérite bien son label Entreprise du Patrimoine vivant qui récompense le savoir-faire des artisans d'exception. Poussez la porte et laissez-vous éblouir !


Pour avoir tous les renseignements, rendez-vous sur le site officiel du Musée qui présente des images de ce merveilleux endroit en cliquant sur le montage ci-dessous :

© photos officielles Musée Vendée miniature

© textes et photos de l'entrée extérieure : Christophe et Anne-Marie

La belle vie de la belle ville de Belleville-sur-Vie

Associée depuis 2016 avec Saligny, Belleville-sur-Vie est désormais une commune déléguée de Bellevigny.

Très active et dynamique, elle compte plus de 100 entreprises (1 400 emplois) et un tiers des habitants a moins de 25 ans.

L'ancien château du 11ème siècle, très grand et entouré de douves, se situait à l'emplacement de l'actuelle mairie et c'est avec ses pierres que l'on a construit celle-ci vers 1850.

La Mairie

Le grand parc de la Mairie

Les Halles

De l'ancienne église du 12ème siècle, il ne reste plus que le portail composé de quatre arcades ogivales concentriques.




Grâce à sa position stratégique, Belleville fut pendant les Guerres de Vendée la plaque tournante des armées vendéennes. Charette y fit massacrer plusieurs centaines de soldats républicains et réussit à obtenir le traité de la Jaunaye.

Fresque de Charette

Rue Charette

La nouvelle église en granit et moellon date de 1875. 

L'église Sainte-Anne

Parmi les monuments incontournables de Belleville-sur-Vie il faut aussi signaler la gare. Mise en service en 1866, elle est incorporée au réseau de l'Etat en 1878 (plan Freycinet). En 1917, ce réseau représente en Vendée 467 km.




© 2020 textes et photos Christophe et Anne-Marie

Le Chêne-chapelle de Saint-Sulpice-le-Verdon

Ce chêne aujourd'hui mort a plus de huit siècles ! Quand il était adulte en pleine fleur de l'âge, vers le 16ème siècle siècle, il était le quatrième plus gros chêne de France avec une circonférence de 14,50 m à la base et de 9,5 m à deux mètres de haut.


Il a été au Moyen-Age "chêne des vassaux" (réunions de vassaux en l'honneur du seigneur suzerain), puis atelier pour deux sabotiers car le tronc était déjà creux au 17ème siècle.

Envahi par les frelons on l'enfuma puis on coup ses racines grosses comme des barriques pour laisser passer une route communale. Depuis, on s'en doute, sa mort est lente et inexorable.

Pays de foi fervente, la commune de Saint-Sulpice-le-Verdon qui possède déjà une Vierge miraculeuse décide en 2011 d'installer une petite chapelle dans le chêne creux. Plus de 700 personnes assistèrent à l'inauguration.





© octobre 2020 textes et photos Christophe et Anne-Marie

Contes et Légendes de Vendée (48) : La Légende du Chêne Chevreux

C'est l'histoire d'un jeune homme qui rentre chez lui en traversant la forêt de Grasla.


Au niveau du Chêne Chevreux (le "Chêne des Chevreuils"), il aperçoit la silhouette d'une femme vêtue de noir, recouverte d'un long voile. Courtois, il lui propose de marcher ensemble. Elle lui prend le bras et ils cheminent côte à côte un petit moment.


A une croisée de chemins, la dame en noir lui révèle alors son visage. Il est pâle, décharné, squelettique. Le jeune homme pense voir la mort en personne. Il prend ses jambes à son cou, rentre chez lui et s'enferme à double tour.


Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le lendemain, le jeune homme reçoit une lettre cachetée envoyée par la dame elle-même qui lui avoue qu'elle est l'auteure d'un parricide. Pour pouvoir se défendre devant le tribunal, elle demande au jeune homme de lui prêter une forte somme d'argent.


On n'a jamais su si le garçon a accédé à la demande ni même si les deux se sont revus...

En Vendée, les arbres sont sacrés

Le culte des arbres est tellement ancré dans le cœur des Vendéens que pour tout le monde celui qui touche un arbre prend le risque de se retrouver maudit.

Forêt de Mervent

Dans la forêt de Mervent, par exemple, de nombreux panneaux signalent la direction d'arbres sacrés au détour d'un chemin ou d'un carrefour.

Mais il s'agit juste de directions car c'est au promeneur de suivre la flèche et d'entreprendre sa propre quête.

L'arbre apparaîtra alors aux yeux des plus méritants, grandiose et majestueux. Et toucher son écorce, dit-on, permet d'entendre battre dans sa sève le cœur de l'Histoire, les récits d'amours clandestines, de personnes égarées, de légendes et de miracles et même de rencontres... fantastiques comme le raconte la légende du Chêne chevreux (voir notre onglet "Contes et Légendes").

Le Chêne chevreux (Forêt de Grasla, Les Brouzils)

L'arbre-roi, c'est le chêne. Dans toute la Vendée, on lui prête des nombreuses vertus protectrices et des pouvoirs magiques depuis les temps celtiques jusqu'à nos jours.

Le Chêne-chapelle de Saint-Sulpice-le-Verdon

Ainsi le Chêne-chapelle de Saint-Sulpice-le-Verdon (14,50 m de circonférence à la base) existait déjà au 12è siècle. Il fut tour à tour lieu de culte, de réunions, atelier de sabotiers. Son tronc devenu creux, on décida en 1911 de construire à l'intérieur une petite chapelle.

Le Chêne-chapelle vu de dos

© 2020 textes et photos Christophe et Anne-Marie

La Pierre blanche de la fécondité

Elle est située en pleine forêt de Grasla, non loin du célèbre refuge, sur la commune des Brouzils au nord du département.


C'est un gros mégalithe de quartz blanc qui daterait du Néolithique.



A ses côtés, un autre morceau, plus petit. Est-ce un morceau séparé du premier ou une autre pierre à part entière ? Nul ne le sait.


Quoi qu'il en soit, depuis des siècles, cette pierre est sacrée car la tradition locale, forte de nombreux témoignages, lui prête des vertus de fécondité.


© octobre 2020, textes et photos : Christophe et Anne-Marie

Les algues rouges

C'est un phénomène connu depuis la nuit des temps. On a même retrouvé des cartes postales des années 1920 qui en témoignent : l'échouage des algues rouges sur les plages de Saint-Gilles-Vroix-de-Vie et de Saint-Hilaire-de-Riez, deux sites parmi les plus touchés au monde.



Entrée du chenal de Saint-Gilles

Mais cela n'a rien à voir avec la pollution. Ces algues (Solieria chordalis)  sont arrachées à une dizaine de mètres de profondeur par la houle et le vent et prises au piège dans les baies de la corniche vendéenne.



Plage de Sion (Saint-Hilaire-de-Riez)

En 2019, ce sont plus de 50 tonnes d'algues qui sont venues s'échouer sur les plages hilairoises.


Contrairement aux algues vertes, les algues rouges ne sont nocives ni pour l'homme ni pour les plages. Ramassées et recyclées par des entreprises spécialisées (Thomsea par exemple) ou bien ramassées par des particuliers, elles sont utilisées pour leurs vertus cosmétiques, en agroalimentaire, comme engrais bio ou bien encore dans la recherche médicale.



© octobre 2020, textes et photos Christophe et Anne-Marie

Pierre, capitaine de paroisse : le spectacle du refuge de Grasla

L'Association du Refuge de Grasla (voir notre article sur le Refuge de Grasla en cliquant ici) a écrit un spectacle original en hommage à ceux qui se sont sacrifiés pour la liberté de foi et de pensée pendant les Guerres de Vendée.


"Pierre, capitaine de paroisse" raconte l'histoire d'un homme qui revient dans le village caché dans la forêt pour raconter les combats contre les armées républicaines durant l'hiver 1794.




Les spectateurs suivent le capitaine et une trentaine de comédiens professionnels et bénévoles dans tout le village. Un tableau nous permet même de voir une rencontre entre Pierre et Charette.



L'éloquence et la justesse du texte soutenu par un thème musical sur mesure retracent avec émotion l'histoire de ces vendéens qui ont vécu là et souffert.



© juillet 2020, textes et photos Christophe et Anne-Marie