Comment fonctionne un marais salant ?

Comprendre le fonctionnement d'un marais salant implique de connaître quelques principes simples de base.


A chaque fort coefficient de marée (toutes les deux semaines environ), le saunier laisse pénétrer l'eau salée dans le premier bassin, le vasais.


L'eau ainsi stockée permet d'alimenter le marais jusqu'à la marée suivante. Elle stagne et se réchauffe dans le champ mort.

Puis elle poursuit son circuit vers d'autres bassins plus petits le taux de sel sera de plus en plus dense.


Grâce à l'action conjuguée du soleil et du vent, l'eau s'évapore et le sel apparaît alors dans l’œillet, le dernier bassin. 


C'est ensuite le travail expert de la récolte.



© Toutes ces photos ont été prises en juillet 2021 au Marais salant de Prèdevie à Saint-Hilaire-de-Riez, un des trois marais salants de la commune.

Les multiples facettes du marais salé (2ème partie)

Suite de notre article précédemment publié ici




La vasière est un habitat particulier, c'est une zone de ponte de nombreuses larves et d'alevins.  C'est donc un énorme garde-manger pour de nombreux oiseaux comme le Bécasseau (photo ci-dessus), le Chevalier gambette ou encore le Milan noir...

Une mare à proximité attirera quant à elle la Gallinule poule-d'eau ou le Canard colvert.


Élément essentiel du marais salé, la prairie humide a de multiples fonctions : ressource alimentaire, zone de reproduction pour de nombreuses espèces, stockage , rétention et filtrage de l'eau, stockage du carbone...


La prairie humide est très fréquentée par les hérons, les aigrettes et tous les échassiers en général.


 
De l'autre côté de cette écluse (appelée le "barrage des Vallées"), s'étend le marais doux. Elle a été construite spécialement pour conserver des surfaces en eau douce. 



De nombreux ouvrages ont ainsi été créés pour gérer les 4 650 ha de marais de la rivière la Vie et de ses affluents : clapets, portes, vannes, buses...

Le rôle des chaussées et des batardeaux est de maintenir un niveau d'eau aussi stable que possible pour les différents usages comme l'irrigation la pêche...


© blog Photos de Vendée, juillet 2021

Les multiples facettes du marais salé (1ère partie)

Depuis 300 millions d'années, les avancées et les retraits successifs de la mer ont façonné le paysage, soit en provoquant des dépôts de sédiments soit en creusant des "petites vallées", d'où le nom de Marais des Vallées à Saint-Hilaire-de-Riez.

Ces marais en retrait du littoral, avec les marées, sont des milieux privilégiés pour des dizaines d'espèces d'oiseaux qui s'y reposent, s'y alimentent ou même s'y reproduisent. 

Les prairies, pâturées ou fauchées, sont un apport alimentaire important pour les animaux d'élevage (brebis, vaches, chevaux...).

Ci-dessus : les lisières, c'est-à-dire la limite entre les bois et le marais, sont essentielles pour la diversité des espèces d'oiseaux. La présence d'une mare, comme ici, permet aussi aux oiseaux de trouver de la nourriture.


Ci-dessus : la roselière est un milieu essentiel car elle protège les berges de l'érosion et améliore la qualité de l'eau. 


Malgré la salinité changeante, la profondeur d'eau de cet ancien lit de la Vie permet une grande diversité faune et flore, et permet aux canards de s'alimenter en toute saison.


Ci-dessus : les îlots sont eux aussi un élément important du paysage car c'est là que les sternes font leurs nids. On y trouve aussi de nombreux petits animaux, proies des Busards, Buses et Milans noirs par exemple.



Le petit roncier sur la gauche de la photo est une cachette pour les passereaux qui guettent les insectes mais aussi une zone de nidification, pour le Rossignol philomèle ou bien la Fauvette à tête noire par exemple.


Ce bras mort de la Vie est une ressource alimentaire primordiale pour les espèces qui viennent hiverner, comme le Canard souchet.

à suivre... 

Insolite : les ruses de l'Echasse blanche

Les animaux sont surprenants. Si vous apercevez une Echasse blanche et que vous la pensez blessée, c'est peut-être une ruse...

© Photos de Vendée

En effet, quand une Echasse blanche se sent menacée, elle saute et s'élève avec les pattes en remuant d'un côté et de l'autre !

© blog Photos de Vendée. 

Photo ci-dessus : voyez-vous l'Echasse blanche au premier plan ?

Deuxième ruse : quand l'Echasse blanche aperçoit un prédateur approcher de ses poussins, elle simule une aile cassée pour éloigner l'intrus.

© blog Photos de Vendée

Voir aussi notre article sur les échassiers des marais vendéens en cliquant ici.

© blog Photos de Vendée, juillet 2021

La base nautique des Vallées

 A Saint-Hilaire-de-Riez, la base nautique des Vallées est située en plein milieu des marais et propose un plan d'eau d'une surface de 10 ha. 

C'est un lieu dédié à l'apprentissage de la voile, et il est ouvert toute l'année.



Les principales activités sont : Optimist, Catamaran, WindFoil, WingFoil, Stand-up Paddle, Pédalo, Canoë et Kayak.




Egalement lieu de promenade, on peut faire le tour du plan d'eau à pied, observer les nombreux oiseaux des marais et même profiter d'un lieu de pique-nique et d'une petite plage. 


© blog Photos de Vendée, juillet 2021

Les bols de la faïencerie Nistar

En complément à notre article sur l'historique de la faïencerie Nistar (voir ici), voici en images les étapes de la fabrication d'un bol. 

Si une partie de la production est mécanisée, il y a cependant beaucoup de manutentions. On compte 25 étapes en tout. Il y a tout d'abord la pâte originale, dite "pâte plastique".

La pâte est placée dans un moule mère réalisé par le fabricant. Une machine gommera ensuite la rainure faite par le positionnement des deux oreilles.

Ensuite vient l'étape de la première cuisson à 1 050 degrés. Le four peut contenir jusqu'à 1 400 bols !

Puis c'est au tour de l'atelier peinture : décors intérieurs typiquement locaux (maraîchins, bourrines, bateaux, phares...), prénoms à l'extérieur et éponge pour le tour supérieur.




A ce stade, le bol est encore trop poreux pour être utilisé. Il lui faut un bain d'émail puis une nouvelle cuisson.

C'est cette dernière étape qui va donner aux bols leur aspect vitrifié.

L'entreprise gillocrucienne Nistar emploie 6 salariés et produit plus de 60 000 bols par an. 


En plus des bols, l'entreprise compte également plus de 600 références : assiettes, plats, beurriers, théières, mugs, paniers, plaques de maison et même puzzles !





La boutique et l'atelier sont situés 2 rue de l'Etoile de Mer à Saint-Gilles-Croix-de-vie, une visite s'impose !


© blog Photos de Vendée, juillet 2021

Ces photos ont été  réalisées par nos soins avec l'aimable autorisation de la faïencerie Nistar.