L'énigme du fronton de l'église Saint-Nicolas

A Brem-sur-Mer, l'église Saint-Nicolas est une des plus vieilles églises de Vendée. C'est un bijou de l'art roman édifié à partir de l'an 1020.


Comme beaucoup d'églises romanes, celle-ci conserve sa part de mystère. Dans les années 1960, on retira l'épaisse couche de chaux qui recouvrait le fronton au-dessus de la porte et on découvrit d'étranges motifs sculptés.



On s'accorde à reconnaître au centre du fronton Saint Nicolas terrassant un dragon. Mais les caissons qui l'entourent n'ont aucun lien biblique.

On a parlé d'ésotérisme templier. On a aussi pensé à des signes alchimiques. A ce jour, aucune étude n'a vraiment donné de solution définitive.



Les dernières études ont ouvert une nouvelle piste : celle de l'inspiration nordique. En effet, les caissons ressemblent beaucoup aux caissons en bois des églises norvégiennes. Et n''oublions pas que Brem-sur-Mer a eu à souffrir de l'invasion viking au Moyen Age...

© octobre 2021, Photos de Vendée (texte et photos)

Brem-sur-Mer de la Préhistoire à nos jours

La petite commune de Brem-sur-Mer voisine de Brétignolles-sur-Mer (voir la carte ci-contre) a conservé de nombreuses traces de son riche passé.


Très tôt la région a connu une occupation humaine. Le menhir de la Crulière, par exemple, est un des quatre menhirs qui nous reste de l'époque préhistorique. 



Au Moyen Age le port situé à l'embouchure de la Gachère se développe et devient une escale pour les bateaux qui "cabotaient" le long de la côte.



De nos jours, on peut encore déambuler au milieu des anciennes maisons de pêcheurs.




Entre les Xème et XIème siècles, les moines bénédictins de l'abbaye de Marmoutier bâtissent l'église Saint-Nicolas constituée à l'origine d'une nef unique. 



Non loin de là, la butte féodale date sans doute de l'époque des invasions normandes, à l'époque où la mer arrivait encore en ces lieux. Colossal tumulus, cette butte de 22 mètres de hauteur portait en son sommet un château seigneurial, dont il reste quelques murs. Une croix rappelle aujourd'hui ce riche passé.


Au XIIème siècle, c'est le bourg de Saint-Martin-de-Brem qui se développe à proximité. L'église actuelle n'était à cette époque qu'une simple chapelle de pèlerinage (édifiée au XIème siècle). Elle a pris son aspect actuel au XIXème.  


A partir de 1875, les viticulteurs se battent contre la maladie de la vigne, le Phyllloxéra, et en 1897 créent de nouveaux cépages. La production ne cessera à ce moment-là de se développer et de s'exporter.



Le Pont de la Gachère qui passe au-dessus de l'Auzance est construit en 1899.


Ce bâtiment date de 1920. Il servait de gare à la ligne de tramway entre Bourgneuf et les Sables-d'Olonne. Après l'arrêt de la ligne, il fut converti en Poste.

vieux puits vendéen typique
  
Au XXème siècle, le progrès avance à grands pas : première cabine téléphonique en 1927, arrivée de l'électricité en 1932, arrivée de l'eau potable en 1957 et mise en place de la collecte des ordures ménagères en 1964. 



Le vignoble Brémois reçoit l'appellation "Fiefs Vendéens" en 1965.


En 1974, les communes de Saint-Martin-de-Brem et de Saint-Nicolas-de-Brem n'en font plus qu'une : c'est la naissance de Brem-sur-Mer.



En 2011 on accorde l'appellation AOC Fiefs Vendéens aux vins de Brem-sur-Mer.



En 2017, la Mairie ouvre officiellement au public le Parc des Genêts, véritable poumon vert de 3 hectares au centre de la commune dans lequel il fait bon se promener et pique-niquer.


Et cette même année 2017, le chef Nicolas Coutand reçoit une étoile au Guide Michelin pour la qualité de sa gastronomie. Son restaurant "Les Genêts", situé à l'extrémité du Parc est une ancienne maison de maître rénovée.

Voilà de nombreuses raisons de visiter cette belle commune située sur la Côte de Lumière, entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et les Sables d'Olonne.

© octobre 2021, Photos de Vendée (texte et photos)

La Commanderie templière de Coudrie

L'Ordre du Temple est un ordre religieux et militaire fondé au XIIè siècle et destiné à l'accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem dans le contexte des Croisades. Les nombreux monastères créés en Europe et qui formaient un véritable réseau s'appelaient des commanderies.




De la Commanderie de la Coudrie, située près du village de la Flocellière non loin de Challans, il ne nous reste plus que la chapelle, le puits et quelques murs de l'enceinte protectrice. 




Edifiée en 1130, elle a connu un essor et une richesse rapides. Au XIVè siècle, elle fut confisquée au profit de l'Ordre des Chevaliers de Malte.

illustrations : Patrick Dallanegra

Elle fut ensuite en grande partie détruite et brûlée, d'abord par les Huguenots au XIVè siècle puis par les colonnes infernales pendant les Guerres de Vendée à la fin du XVIIIè.

En 1994 puis en 2017, elle a bénéficié de travaux de restauration : maçonneries, charpente, vitraux, porte d'entrée... 


Classée Monument Historique, elle accueille aujourd'hui les visiteurs et propose des spectacles de reconstitutions historiques.

© septembre 2021, blog photos de Vendée

Contes et Légendes de Vendée (56) : la Pierre mystérieuse

 


Devant un mystère, l'être humain cherche toujours une explication rationnelle ou scientifique. Quand celle-ci manque, il a alors recours aux légendes et aux croyances. C'est le cas pour la mystérieuse Pierre de la Merlière située au Poiré-sur-Vie (voir notre article ici).

Deux légendes sont rattachées à cette pierre dont les inscriptions creusées n'ont jamais été "traduites". La première concerne Gargantua (encore lui !). On dit que les empreintes sur la pierre sont celles de la main du père de Pantagruel quand il a saisi le mégalithe pour le lancer au loin.


La seconde légende, la plus répandue, parle de farfadets (encore eux !). On dit que ces lutins facétieux auraient un jour caché un trésor sous la pierre. Quand ils font la garde pour surveiller ce trésor, ils en profiteraient pour jouer aux billes pour tuer le temps. A force de jouer aux billes sur la dalle, celle-ci se serait creusée et présenterait des sillons et des petits trous. On dit aussi que les farfadets ne jouent pas avec de vraies billes mais avec des "caquenettes", les petites boules vertes ou marron qui sont des parasites du chêne.

A chacun de choisir sa légende ! 

© mai 2021, blog Photos de Vendée (textes et photos)

 


Des inscriptions préhistoriques inexpliquées

Située sur la commune du Poiré-sur-Vie, au détour d'un sentier de la Vallée de la Vie, la Pierre de la Merlière est une pierre qui intrigue pour plusieurs raisons. 

D'abord parce qu'elle est la plus grosse de toutes celles disséminées dans la région :  elle pèse une douzaine de tonnes. 

Ensuite parce qu'on ne peut la dater. Les préhistoriens la situent entre le Néolithique et l'âge de bronze, ce qui laisse une marge de plus de 4 000 ans !

Sa forme ovoïde laisse perplexe également. En effet, les nombreux mégalithes de Vendée sont souvent des menhirs ou des dolmens. 

 

Enfin, et c'est le plus intrigant, les signes gravés sont à ce jour toujours inexpliqués malgré les dizaines de chercheurs du monde entier qui se sont penchés sur son cas. Un relevé très précis a même été créé.

Ces inscriptions sont au nombre de 363. Il y a majoritairement des cupules (petits creux), des petites et grandes croix, des pieds humains, des formes humaines, des silhouettes et même un serpent à tête de dragon.


Elles sont soit juxtaposées soit reliées entre elles par des rainures creusées à même la pierre.


Quoi qu'il en soit, et malgré les légendes qui tournent autour de cette pierre (présentées dans notre article "Les Légendes de la Pierre mystérieuse" en cliquant ici), ce mégalithe peu banal est classé Monument Historique depuis 1939.

© mai 2021, blog Photos de Vendée (textes et photos)