Bourrine 10 : la bourrine à Rosalie

Cette habitation traditionnelle du marais breton vendéen, entourée d'eau l'hiver et parfois même inondée, est située entre Saint-Jean-de-Monts et Sallertaine (cliquez sur la carte ci-contre). Elle rassemble des objets du quotidien du début du XXe siècle et, à travers le récit de M. Braud, l'actuel propriétaire, vous découvrirez la façon de vivre de Rosalie, sa dernière habitante.






Née en 1898 dans cette bourrine, Rosalie y a vécu jusqu'en 1977. Elle y vivait avec ses parents, ses grands-parents sa sœur et ses deux frères. Ses parents, journaliers agricoles, faisaient vivre la famille en travaillant dans les fermes voisines. Alors que ses frères et soeurs partent vivre aux alentours, Rosalie ne quittera jamais le lieu qui l'a vu naître. Ses maigres revenus étaient assurés par la vente de ses canards et quelques travaux dans les fermes voisines.

 Photos © Ch + AM  jun 2019, reproduction interdite sans autorisation

Les danseurs du bocage, par les frères Martel

Notre blog continue à rendre hommage aux célèbres sculpteurs Jan et Joël Martel dont un certain nombre d’œuvres sont visibles en Vendée : Les Oiseaux de Mer à Saint-Jean-de-Monts, le Monument aux Morts de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, La Mère Susane à Olonne-sur-Mer ou bien encore Perrette et le Pot au lait à Challans (cliquez sur les noms pour lire notre article)...

Dès les années 1940 et 1950, les frères Martel, excellents danseurs, faisaient partie de l'association des « Vendéens de Paris ».  

 Jan Martel avec le groupe des danseurs et chanteurs du marais vendéen en 1942 aux Sables d'Olonne (fonds atelier Martel)

Au sein de celle-ci existait un groupe de danseurs dirigé par Victor Belaud. Victor et sa fille Jacqueline ont ainsi  posé dans l’atelier des frères Martel, rue Mallet-Stevens, dans le XVIème arrondissement de Paris, en 1951. 

 Dessin préparatoire à la sculpture Les danseurs du bocage, 
1952 (Archives municipales de La Roche-sur-Yon)

La sculpture a été installée à La Roche-sur-Yon l’année suivante, en 1952.

 Au fond : la gare de La Roche-sur-Yon

 Photos © Ch + AM  jun 2019, reproduction interdite sans autorisation

Les Girouettes, messagères des toits (2ème partie)

Les girouettes des XIXème et XXème siècles renvoient l'image de la société. On y retrouve le monde du travail où sont majoritairement représentés des hommes. Les femmes et les enfants sont rares en girouette, ce qui en dit long sur la vision de l'époque.

Les labours sont un des sujets les plus représentés. 


Les loisirs sont absents jusqu'au milieu du 20ème siècle, la chasse et la pêche n'étant qu'une parenthèse après une semaine de labeur.


Les girouettes peuvent aussi honorer les grandes étapes historiques de notre pays.

cuirassé "Le Redoutable" lancé en 1876

Enfin, à tout seigneur tout honneur, c'est le coq-girouette, symbole à la fois religieux et républicain, qui est le plus représenté. On en voit même un sur la tapisserie de Bayeux (1077).


 Photos © Ch + AM  jun 2019, reproduction interdite sans autorisation

Les Girouettes, messagères des toits (1ère partie)

"Les Girouettes, messagères des toits" : tel était le titre de cette exposition proposée dans la Salle Henry-Simon de Saint-Hilaire de-Riez du 26 avril au 10 juin 2019. L'occasion pour nous de retracer l'histoire de ces objets originaux.

 
Au Moyen-Age, la girouette était le plus souvent un fanion carré. C'est un privilège réservé essentiellement à la noblesse. Certaines communes du Nord pouvaient en orner leur beffroi.



Le nombre et la disposition des " pointes " constituent un code marquant la position sociale de celui qui possède la girouette; les nobles ont des fanions avec pointes ou avec des motifs évidés et aussi parfois des armoiries; les simples chevaliers arborent une seule flèche avec différents empennages...



Les monstres, dragons et chimères apparurent à l'époque de la Renaissance; ils se rencontrent sur les édifices anciens : châteaux, manoirs, faîtages de tourelle...


Avec l'abolition des privilèges en 1791, la girouette décore progressivement les demeures des bourgeois mais aussi celles des artisans qui ainsi, pouvaient en faire leur enseigne, décrivant aux passants leur activité. Les personnages de ferronniers, d'aubergistes, de boulangers ornent alors les devantures. Parfois il s'agit d'une évocation moins concrète de l'activité : un cheval indiquait un relais, un moulin, l'habitat du meunier... Cette tradition est encore maintenue dans certains pays du Nord de l'Europe.


à suivre...

 Photos © Ch + AM  jun 2019,, reproduction interdite sans autorisation

Soleil couchant

Soleil couchant depuis la plage de Sion-sur-l'Océan (juin 2019) :

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Un ancien salon de coiffure

Superbe devanture en bois bien conservée d'un ancien salon de coiffure à Soullans. 

On notera en bas de porte le peigne et les ciseaux sculptés.

Photos © Ch + AM  mai 2019,, reproduction interdite sans autorisation

Vieille porte

Vu à Landevieille : 



... Et un clin d'oeil à "la beauté des vieilles portes : 
https://www.2tout2rien.fr/20-exemples-de-la-beaute-des-vieilles-portes/


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La croix hosannière de Soullans

La croix hosannière de Soullans fut décapitée en 1797 sur ordre du commissaire du Directoire de Challans qui voulait remplacer la croix par un bonnet phrygien.

Déplacée plusieurs fois, c'est en 1981 que la municipalité l'installe à son emplacement actuel, dans l'extension du cimetière. 

Elle est en granite, taillée dans le style Renaissance du 16ème siècle et a été inscrite à l'inventaire des Monuments historiques en 1926.



Aux Rameaux, le prêtre posait un crucifix sur le piédestal du haut, un reliquaire sur le second et un missel sur le pupitre.

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Les croix hosannières

En Vendée, il existe 38 croix hosannières. Ces croix ont été construites entre le 10ème et le 16ème siècle, en général au-dessus d'une fosse commune ou d'un ossuaire.

Le nom de ces croix vient du cantique chanté aux Rameaux, "l'Hosanna filio David". 

Une croix hosannière est une colonne présentant deux piédestaux et un pupitre, le tout surmonté d'une croix. La tradition voulait que le prêtre pose un crucifix sur le plus haut piédestal, un reliquaire sur le second et un missel sur le pupitre.

Ci-dessous : les croix hosannières d'Apremont et de Soullans.


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Le joli village de Nieul-le-Dolent

Etymologiquement, le nom de Nieul-le-Dolent vient du gaulois "nouvelle clairière". Puis son nom a signifié "nouveau village". 

C'est aujourd'hui une belle commune fleurie de 2 500 habitants située dans le bas-bocage verdoyant entre La Roche-sur-Yon et le littoral.

Photos © Ch + AM  juin 2018, reproduction interdite sans autorisation