Les oiseaux des marais vendéens (3/5) : les anatidés


Deux groupes de canards fréquentent nos terres : les canards plongeurs qui s'immergent pour trouver leur nourriture d'où une grande profondeur d’eau nécessaire. On les trouvera sur les lacs plus à l’intérieur des terres.

Dans nos marais nous rencontrerons essentiellement  les canards de surface ou barboteurs qui filtrent l’eau et fouillent la vase. Ils présentent un dimorphisme sexuel (mâle très coloré par rapport à la femelle). La femelle reste terne pour assurer sa discrétion pendant la couvaison.

Le canard colvert est le plus facile à observer, le mâle possède une tête vert bouteille, comme le canard souchet, mais séparée du ventre marron par un collier blanc. La femelle est brune tachetée de marron.


Textes et photos © CD mars 2019 ,  reproduction interdite sans autorisation

Les oiseaux des marais vendéens (2/5) : les rapaces


Autour des marais salants, de vastes étendues marécageuses conviennent à la chasse en rase-mottes. La présence permanente de vie animale attire naturellement des prédateurs opportunistes comme le hibou des marais. 

Essentiellement nocturne, celui-ci se tapit le jour au sol, invisible dans la végétation à l'affût de micromammifères tels les campagnols. En mars-avril la femelle pond 4 à 12 œufs au sol dans un nid et couve un mois environ. 



Textes et photos © CD mars 2019 ,  reproduction interdite sans autorisation

Les oiseaux des marais vendéens (1/5) : le milieu


Voici une nouvelle série sur notre blog. Nous la devons à notre amie Christelle (textes et photos) que nous remercions chaleureusement. 


Quelques rappels sur le milieu en guise d'introduction...


Marais et marécages se caractérisent par des zones humides de faible profondeur. Les marais continentaux sont noyés par l’eau douce alors que l’eau saumâtre baigne les lagunes et les marais salants. La Vendée a la chance de connaître ces deux types de milieux à proximité l’un de l’autre.

 lac du Gué Gorand (Coëx)

 lac du Jaunay (La Chapelle-Hermier)

Il s’ensuit une riche productivité organique animale et végétale qui offre des ressources nutritionnelles importantes aux oiseaux de tout type de régime alimentaire.
Les plantes se répartissent selon la profondeur de l’eau. Les lentilles nourrissent les canards qui utilisent les roseaux ou joncs comme reposoirs ou pour nicher. Les roselières cachent les nids des passereaux ou des hérons par exemple. 

 Sallertaine

 marais de la Guittière (Talmont-Saint-Hilaire)

 Bouin

 Brem-sur-Mer

 l'Ecomusée Le Daviaud (La Barre-de-Monts)

Alors quels sont les oiseaux qui fréquentent ces marais ?   

Ce sont principalement les anatidés (oies, canards, cygnes), les échassiers (hérons, aigrettes,cigognes échasses), et quelques rapaces comme les buses et hiboux. Nous présenterons dans les prochains articles les espèces les plus faciles à observer.

à suivre...

Le château des Essarts (Essarts-en-Bocage)

Le site du Château des Essarts a 2 000 ans d’histoire. Une motte de sacrifice de l’armée romaine devenue motte castrale du 9è au 11è siècle. Une enceinte fortifiée avec sa tour sarrazine du 12è. Un châtelet d’entrée du 13è, puis un logis Renaissance du 16è.

Au 19è siècle, un nouveau château a été construit à proximité, l’ensemble implanté dans un parc paysager de 25 hectares, dessiné par les célèbres frères Bühler.


 Photos © Ch + AM   octobre 2018, reproduction interdite sans autorisation

Le cinéma "Le Carfour" d'Aubigny

Sur la volonté de l'abbé de Drie, alors curé d'Aubigny, un projet de cinéma de proximité est lancé en 1963 et le premier film sera projeté en 1966. Le nom est inspiré d'un ancien lieu-dit d'Aubigny... qui avait vraiment cette orthographe !

C'est un grand succès car dès 1973, le cinéma fête son 50 000è spectateur.

Depuis 1984, il existe un Festival d'Art et Essais et le lieu est toujours le rendez-vous convivial des cinéphiles.

Blog officiel et programmes : cliquez ici

Vieille maison à Mareuil

Sous le charme de cette vieille demeure avec balcon en bois au bord du Lay, à Mareuil...

Photos © Ch + AM   juin 2018, reproduction interdite sans autorisation

Le Centre Astronomique de Vendée

Le CAV (Centre Astronomique de Vendée) rassemble aujourd’hui une trentaine d'adhérents passionnés d’astronomie, âgés de 15 à 70 ans.

Tous les vendredis soirs, ces membres partagent leur passion avec le public grâce des conférences, des rencontres ainsi que des pique-niques découverte.

Le site du tablier du Centre Astronomique de Vendée possède deux coupoles d’observation de 5,20 m de diamètre dont l’une équipée d’un télescope de 400 mm, le plus important de la région des Pays de la Loire. Lors des soirées d’observation, pas moins de 20 télescopes peuvent ainsi être installés sur le site. Le matériel est prêté généreusement par les membres de l’association.

 Photos © Ch + AM   avril 2018, reproduction interdite sans autorisation

Gastronomie : le pâté de ragondin

Le ragondin, introduit en Europe depuis l'Amérique du Sud au 19ème siècle (pour sa fourrure, notamment) a été lâché dans la nature au début du 20ème siècle pour des raisons économiques (crise de 1929). Il s'est particulièrement bien adapté à son environnement (rivières, lacs...) mais capable de gros dégâts sur les berges, il est déclaré nuisible depuis une trentaine d'années.

Dans la nature, il n'a aucun prédateur, ce qui oblige l'homme à contrôler sa prolifération.

Malgré son nom, le ragondin n'a rien à voir avec le "rat", il est en réalité plus proche du castor (même famille) ou du lièvre, ce qui lui vaut aussi le surnom de "lièvre des marais".


Désormais associé à l'image du Marais Poitevin, le pâté de ragondin est devenu une spécialité vendéenne à part entière.

 Photos © Ch + AM   avril  2018, reproduction interdite sans autorisation

L'usine Cetex, ex-teinturerie Fonteneau

En 1853, dans un jardin au bord de la Sèvre, Jean-Baptiste Fonteneau fonde une petite fabrique de tissus de laine pour regrouper en un seul lieu toutes les activités diffuses du village de Mallièvre, juste de l'autre côté du pont.

 vidéo de l'histoire du tissage à Mallièvre (1mn47) : cliquez ici

C'est un grand succès, la fabrique s'agrandit et se diversifie : une teinturerie, une carderie, une extension...

En 1903, la société Allereau Frères (flanelles de Cholet) la transforme en tissage mécanique et fabrique jusqu'en 1983 les fameux mouchoirs de Cholet et le linge de maison.

Elle a repris aujourd'hui une activité centrée sur la teinture, avec des dirigeants soucieux de préserver la tradition et le savoir-faire local. Photos actuelles ci-dessous : la grande cheminée est toujours là !

Photos © Ch + AM   octobre 2018, reproduction interdite sans autorisation

Contes et Légendes de Vendée (44) : Demoiselle Génovette

A cette époque, le seigneur de Mallièvre avait une fille fort jolie à la chevelure d'or appelée Génovette. Malheureusement celle-ci succomba un jour aux charmes d'un farfadet de passage qui l'abandonna bien vite et ses beaux cheveux devinrent une pauvre filasse. 

 Mallièvre : le pont du lavoir

On dit que Génovette attendit longtemps le retour de son amoureux mais il ne vint jamais. Heureusement, un vieux pélerin de Compostelle qui passait le grand pont à l'entrée du village sut  redonner à la chevelure de Génovette toute sa splendeur.


Il existe de nos jours une rue Demoiselle Génovette à Mallièvre, juste derrière l'église. 

Photos © Ch + AM   octobre 2018, reproduction interdite sans autorisation